Le village néolithique de Ca n'Isach

Vous trouverez à Palau-saverdera le seul village du Néolithique (4.600 a.C) récupéré et visitable de toute la Catalogne. Le site se compose d’une cabane reconstruite et des ruines de cinq cabanes d’origine. Il y a également des réservoirs, silos et foyers, qui nous permettent de nous faire une idée des changements du passage du paléolithique au néolithique, de la vie nomade à celle sédentaire, de la pêche et de la chasse au stockage des ressources naturelles. Le village a été découvert en 1987 lorsque les premières rues du lotissement Mas Isach ont été construites. On y a trouvé des pièces de céramique, des outils fabriqués dans de la roche polie et des outils en silex. Le village se situe dans la rue Bèlgica, à la limite avec Pau. Pour le visiter, veuillez contacter la Mairie..

Ermitage de Sant Onofre

L’ermitage de Sant Onofre, qui est déjà mentionnée en 1362, se situe à 400 mètres d’altitude et est visible depuis toute la plaine de l’Emporda. Il fut érigé par les paroissiens au XIVè siècle dans un endroit de dévotion et pèlerinage où les habitants de Palau allaient supplier pour qu’il fasse beau temps et sauver les récoles. La légende raconte qu’un berger a trouvé une image de Sant Onofre dans une grotte près de cet endroit, qu’il l’a descendu jusqu’à l’église du village et que le lendemain, l’image se trouvait à nouveau dans la grotte. Admiratifs de ce prodige, les paroissiens y ont construit l’ermitage pour sa vénération. Chaque année, pour la seconde Pâque, les habitants de Palau font un pèlerinage jusqu’à cet ermitage, avec un déjeuner pour tous et un bal de sardanes. Si vous venez nous rendre visite, ne ratez pas l’excursion à pied de Palau à Sant Onofre, à travers un sentier de 2 km qui commence à côté du restaurant Terranova.

La tour de l’horloge

Ancienne tour de défense qui a été érigée pour protéger le premier château de Palau, qui se trouvait sur la Plaça Major, entre le ruisseau du Sant Pare, la rue de la Plaça et la rue del Rall. Il s’agissait d’une tour isolée, qui à la fin du XIVè siècle a été annexée au château de la ville, sous le nom du château de Can Mèssio, qui se trouve sous la Plaça Major. En 1855, la tour a été restaurée pour y rajouter une horloge qui lui a donné son nom. En 1970, elle a été crépie et blanchie, et à la fin des années 80, elle a récupéré sa façade en pierre apparente. Durant quelques années, cette tour a servi de point de vente de poisson. Elle appartient actuellement à la commune et son horloge continue à donner l’heure dans la ville haute.

Le musée rural de Can Caussa

Si vous souhaitez profiter d’une impressionnante collection d’objets anciens, prenez contact avec M. Francisco Caussa (tél. + 34 972 53 02 81) afin qu’il vous ouvre les portes de chez lui, Carrer de l’Església numéro 3. Toute une vie consacrée au collectionnisme qui vous permettra de découvrir entre autres : cruches, jarre, pots de chambre, différentes céramiques, des objets en verre, clairons, microscopes, serpes, ciseaux, râteaux, ustensiles pour ramasser les olives... Parmi les objets les plus curieux il y a : un maridet (brasier en céramique qui maintenait la chaleur sous les jupes des femmes), une machine électrique pour fabriquer des sabots, des chaises à six pieds, un gant pour égrainer le maïs et une météorite..

La place Mirador: balcon de l’Empordà

Cette place est un hommage aux 21 habitants de Palau qui sont morts pendant la Guerre Civile, et c’est pour cela qu’il y a un monument de Bonaventura Ansón, où sont gravés les noms de tous les habitants du village qui sont morts pour des causes de guerre entre 1936 et 1939. La place a également une magnifique tour de guet depuis laquelle on peut admirer une splendide synthèse du paysage de l’Empordà : la mer, avec la baie de Roses au premier plan ; la plaine avec un rôle principal pour les marais de l’Empordà, et la montagne, pratiquement tous dans le parc naturel du Cap de Creus.

Le château des Vilamarí

Ce château fût construit entre le XIVème et le XVème siècle sous les ordres des seigneurs Vilamarí. La forteresse ce reliait à ce que nous connaissons aujourd’hui comme la Tour de l’Horloge, qui était une construction pour la défense d’un château antérieur. Les Vilamarí vendirent le château aux Vilarig (1548) et ces derniers sculptèrent leur bouclier sur une pierre qui est toujours visible de nos jours. Il passa aux mains des Lanuza et des comtes de Plasència, cependant le château avait perdu son importance stratégique. Au XVIIIème siècle il fût assigné à des gardiens qui l’exploitèrent comme un héritage rural et cela comporta les premiers changements de sa structure. Au XXème siècle le château fût acheté par des particuliers. Pendent les années 60, un bâtiment fût construit a l’emplacement de ce qui fût la cour des armes. La Tour de l’Horloge et les deux tours rondes qui ce trouvent sur une propriété privée sont l’unique témoignage de l’ancienne forteresse.

L’église romane de Sant Joan

Il s’agit d’un temple de plante basilicale avec trois nefs parallèles et trois absides semi-circulaires de style roman lombard. L’église a été construite entre les années 1022 et 1070 sur une ancienne villa romaine et a été transformée à plusieurs reprises. En 1899, un portique a été rajouté sous le clocher et la première porte d’accès latérale a été bouchée. Une grande restauration faite en 1981 a servi pour démolir ce portique et récupérer l’accès par l’ancienne porte latérale. L’église est consacrée à Saint Jean Baptiste et c’est pour cela que la ville fête la Fête Patronale d’été tous les 29 août, lors que l’on commémore l’égorgement de ce saint. Si vous souhaitez visiter l’intérieur de l’église, contactez la Mairie et nous vous y accompagnerons.

La salle Vilamarí du Centre Social

Dans le Centre Social, Carrer Nou 49, vous trouverez la salle Vilamarí, un espace consacré à l’histoire de la ville et tout particulièrement, à la lignée Vilamarí, seigneurs de Palau-saverdera au Moyen-âge. Vous trouverez ici une imposante reproduction du sarcophage de Bernat II de Vilamarí (1448-1516), capitaine général de la marine de la couronne catalane aragonaise. Il a vécu dans le château de la ville et il est un personnage clé pour comprendre l’expansion catalane en méditerranée. Il a combattu contre des navires turcs, a poursuivi des corsaires, a participé à la Guerre Civile catalane avec un siège au port de Barcelone et a lutté en Afrique du Nord sous les ordres du cardinal Cisneros. Son grand-père, Bernat I de Vilamarí (1403-1463) fut responsable de la conquête de l’île grecque de Castellroig, à 100 kilomètres de l’île de Rhodes, qui marque la limite orientale de l’expansion catalane en méditerranée.

La Coopérative

La Coopérative Agricole de Palau-saverdera a été construite en 1933 et elle a été structurée au départ en trois sections, une consacrée à l’huile ; l’autre aux céréales et la troisième, au vin. En 1955, une année avant la grande gelée qui a détruit une grande partie des oliveraies, la moitié des paysans de Palau s’étaient affiliés à la Coopérative et cette année-là ils obtinrent 122.419 litres d’huile. Aujourd’hui, la Coopérative est spécialisée uniquement dans la production d’huile et compte une quarantaine de membres. La production varie entre 50.000 litres en 2011 et 22.000 litres en 2012. Vous pouvez acheter dans la boutique de la Coopérative de l’huile, du vin et toute sorte de produits du terroir. En hiver, elle est ouverte du lundi au samedi de 9h à 13h et de 15h à 19h et les dimanches et jours fériés de 9h30h à 13h30. En été, elle est ouverte de 9h a 21h.

La Font de Dalt, eau convoitée

L’eau de la Font de Dalt est un grand attrait pour de nombreuses personnes qui viennent de l’extérieur, la mettent dans des bidons et l’emportent chez eux. C’est une eau au goût neutre et d’une grande fraicheur, appréciée par tous les palais, bien qu’elle n’ait aucune garantie sanitaire. L’eau jaillit dans une source à proximité et arrive jusqu’à la fontaine à travers une canalisation artificielle souterraine. La fontaine existait déjà en 1771 car cette date est gravée dans une roche près du jet, mais ses origines se perdent dans l’histoire. Jusqu’à ce que le réseau public d’arrivée d’eau dans les maisons ait été inauguré, la Font de Dalt, avec la Font Mallola, étaient des lieux habituels d’approvisionnement en eau pour de nombreux habitants de Palau. Il convient de souligner dans cet espace un abreuvoir et un lavoir public, qui reçoivent l’excès d’eau de la fontaine.

La Mairie, dans les anciennes écoles

La Mairie de Palau-saverdera est un édifice de l’architecte Francesc de Paula Nebot, qui a été inauguré le 13 mai 1920 et qui a servi d’école, avec quelque interruption, de l’année de son inauguration jusqu’en 1999. En 1994, les travaux ont commencé pour transformer l’édifice en Hôtel de Ville et l’école a été transférée temporairement au Centre Civique. Le 5 février 2005 la nouvelle mairie a été inaugurée, avec l’immeuble entièrement adapté aux nouveaux besoins. L’horaire d’ouverture au public est du lundi au vendredi de 8h a 14h. Vous pouvez prendre contact par téléphone au 972 55 23 37 ou par courrier électronique: ajuntament@palau-saverdera.cat

Piscine municipale

La piscine municipale de Palau-saverdera se trouve avinguda del Mas Oriol, entre l’école et le terrain de foot. L’installation est ouverte depuis les premiers jours du mois de juin jusqu’en septembre. Il y a un service de bar et de restaurant et c’est l’endroit où se concentre la plupart des gens en été pour passer un bon moment. Habituellement, on y fête le réveillon de la Saint Jean et une bonne partie des évènements de la Fête Patronale d’été (29 août). Elle a un bassin de 25 mètres et un autre, plus petit et moins profond, pour les enfants. Vous trouverez à cette piscine des espaces ombragés et ensoleillés, au choix, des vestiaires pour vous changer et des vues splendides sur la plaine.

Sant Salvador et le saut de la Reine

La légende raconte qu’une reine maure qui vivait dans le château de Sant Salvador de Verdera s’est vue désespérée par l’avancée des troupes chrétiennes pendant la reconquête et décida de sauter d’en haut avec son cheval blanc. Une autre version de la même légende dit que ce fut une reine chrétienne, qui dans une situation semblable à celle précédente, mais avec les rôles inversés, décida de sauter avec son cheval de la falaise. Une troisième version raconte que c’est la fille du comte d’Empúries, amoureuse d’un berger de la montagne, qui préféra sauter, avant de faire face aux réprimandes de son père pour être tombée amoureuse d’une personne si humble. Dans tous le cas, les nuits d’été, quand aucun vent ne souffle et que règne le calme, on peut entendre les gémissements de l’âme en peine de la jeune fille.